Carole Cornet

Mon parcours

Comment j’étais avant ? Comment était ma vie d’avant ?

Kundalini-BruxellesJ’avais lancé un projet qui avait son petit succès. Comme tout entrepreneur qui se lance, je me suis laissée très vite happer… J’ai parcouru les conférences de presse, puis les soirées mondaines. J’oscillais de spectacles en concerts… Je rencontrais des tonnes de gens passionnants. J’avais des idées à la pelle. Chaque semaine, je me disais : « Allez, tu t’accordes deux soirées à toi » et puis un.e attaché de presse me proposait quelque chose et je disais oui. Était-ce la peur de dire non ? De décevoir ? Ou était-ce la peur que si je refusais, on ne m’inviterait plus ?

Les jours s’enchainaient, comme les semaines sans un seul vide, un seul espace, sans jamais le temps de reprendre mon souffle dans cette course effrénée.

Je faisais mes emails dans les transports en commun, j’organisais mes rendez-vous de l’après-midi par 30 minutes. Je faisais des plannings, des To-Do Lists pour mon boulot et pour régler ma vie. Je voyais mes amis que s’ils voulaient ou pouvaient m’accompagner aux théâtres ou autres événements… Ma vie privée en a pris un coup. Côté cœur, c’était le néant, car je n’avais tout simplement « pas le temps » et à quoi bon être avec une personne si c’est pour la voir une fois par semaine et devoir faire des concessions sur mon planning et mes activités ? Petit à petit, j’ai commencé à intéresser les gens non plus pour qui j’étais en tant que Carole, mais pour le fait que je représentais un média. Étrange sensation que de tomber dans le paraître au lieu de l’être.

Bien sûr, mon corps ne suivait pas toujours ce que mon mental lui ordonnait, à mon plus grand désarroi. Et je me prenais des grands coups de fatigue que j’écoutais quand seulement je touchais le fond et que je n’étais capable de plus rien. Alors, je me lançais dans la lecture d’articles bien-être/santé ou j’allais voir des spécialistes. Jusqu’au jour ou une thérapeute m’a demandé quel était mon style de vie et de quoi j’occupais mes soirées. Quand je lui ai expliqué, elle m’a dit : « Mais même si vous allez au théâtre le soir, cela reste du travail ». Cette phrase a eu l’effet d’un choc, car quand on fait de sa passion, un métier était-ce réellement du travail ? Où est finalement la limite quand tout se mélange ?

Je n’arrivais plus à lire un livre, car le soir (les quelques fois ou j’étais chez moi) j’étais trop fatiguée pour me concentrer ou à force d’être derrière un ordinateur je voyais flou. Je ne faisais plus de yoga, car je n’avais plus le temps… Le seul moyen que j’avais trouvé pour lâcher les pressions était de boire un ou plusieurs verres de vin. C’est si simple de fuir et de s’oublier…

Étais-je heureuse ? Je n’étais pas malheureuse en tout cas. Puis, je n’avais pas le temps de me poser réellement la question. Chaque vide dans ma vie était comblé même les quelques soirées que je me laissais de disponibles, je me retrouvais derrière mon ordinateur à me perdre sur les réseaux sociaux. Tellement plus intéressant de regarder la vie des autres sur papier que de regarder la sienne.

Et puis un jour, tout s’arrête…

Kundalini-BruxellesQuand le confinement est arrivé, j’avais deux stagiaires. Je venais de remettre pas mal de devis, j’avais décidé d’organiser des événements tous les premiers jeudis du mois avec des attachées de presse que j’adore aussi bien humainement que professionnellement ; le premier devait avoir lieu début avril… et puis tout s’est arrêté brusquement… comme un oiseau stoppé en plein vol. Au tout début, je me suis dit que l’Univers m’obligeait à prendre ce temps que je ne m’accordais jamais.

Mais plus le temps passait, plus l’anxiété grandissait… Combien de temps ça allait durer ? La culture s’en remettrait-elle ? Premier secteur qui fermait, il était normal que ce soit le dernier à rouvrir, mais ce serait quand et comment ?

Mon cerveau s’agitait tellement que j’avais du mal à dormir. Je passais ma journée à regarder les news dans l’espoir d’apercevoir une éclaircie dans ce ciel si noir. Pour la première fois depuis longtemps, j’avais du temps, mais la volonté de rien : ni de lire, ni d’écrire, ni même de me plonger dans une série. Les e-apéros, les concerts live et tout ce monde virtuel me donnaient la nausée. Je ne nie pas que cela aide bien des gens et c’est tant mieux. Pour moi, ça me renvoyait au manque de cette vie que j’avais connue.  J’ai commencé à faire de la rétention d’eau à cause de l’inertie. J’avais tout le temps faim. J’avais l’impression de gonfler de partout… J’avais du mal à me regarder dans le miroir de ma salle de bain. J’éprouvais un profond dégout pour ce corps gonflé et mou. Je ne supportais plus aucun vêtement qui me serrait. Et puis, un jour… je me suis dit que je ne pouvais pas continuer comme ça…

Au mois d’avril, je remettais mon Appel Watch (objet qu’on m’avait offert et dont je ne voyais pas vraiment l’utilité jusque-là) afin de contrôler mes mouvements, mes pas et je décidais d’ouvrir mon application My Yoga Connect pour me remettre au Yoga et d’essayer de calmer mon esprit trop agité.

L’arrivée du Kundalini dans ma vie

Kundalini-BruxellesLa première fois que j’ai entendu parler du Kundalini, c’était par deux amies très proche, des sœurs de cœur comme j’aime les appeler qui en faisaient. Elles avaient essayé de me convaincre d’assister à un cours : « Moi ? Aller faire du yoga Kundalini et chanter des mantras à la fin ? Ça ne va pas, non ? Jamais de la vie ! » Elles doivent bien rire intérieurement depuis. Mais que celui qui n’a jamais changé d’avis me jette la première pierre…

Des années plus tard, j’ai entendu parler de Caroline Benezet. Comme j’allais régulièrement à Paris, j’avais décidé d’aller suivre un cours avec elle. Plus par curiosité que par conviction. Je faisais depuis de nombreuses années du yoga. Je pense avoir essayé à peu près tous les yogas : du Hatha au Vinyasa en passant par le Hot yoga ou encore l’Ashtanga. Le Kundalini me paraissait lent et un peu trop « envolé » à mon goût. Le fait de voir, les gens habillés en blanc me paraissaient des plus sectaires.

Le covid a annulé ce voyage à Paris et avec lui le cours de Caroline.

Me voilà donc dans mon salon, sur mon tapis, décidée à calmer mon esprit en faisant un cours de yoga via l’application Yoga Connect téléchargée 3 mois auparavant et bien entendu jamais ouverte. En l’ouvrant, je vois qu’il y a des cours de Kundalini. Mes yeux se posent sur le nom du professeur et en le lisant je souris : Caroline Benezet. Synchronicité. Dans les différentes vidéos, il y a un cours qui travaille sur la gestion du stress du quotidien et nos peurs avec des exercices qui portent sur les reins et les glandes surrénales. Je me dis que c’est exactement ce qu’il me faut en cette période. Le cours se termine par une méditation chantée avec le mantra : «I am bountiful, blissfull and beautiful».

Pour la première fois depuis bien longtemps, j’ai ressenti une profonde joie. Comme une étincelle de lumière dans la pénombre.

Au moment où le cours s’est terminé, j’ai directement su que j’y reviendrais.

Tous les jours sur mon tapis…

Kundalini-BruxellesJe sais…ça fait très cliché. Et ce qui va suivre va en horripiler plus d’un, comme il m’aurait énervé à l’époque…

On la connait tous, l’histoire de la nana qui s’est trouvée en empruntant le chemin du Yoga, qui parcourt désormais la ville avec son tapis sous le bras au lieu de ses talons hauts de 10 cm. Combien de fois, n’ai-je pas lu ou entendu ce genre d’histoire en me moquant ou en jugeant toujours un peu ?

Ah le jugement ! Comme on peut être fort à ce jeu : on juge tout ce qui sort de nos schémas, de nos programmes, on juge la différence et nous sommes le pire juge avec nous-mêmes. On se reproche d’être « trop » ou pas « assez », d’être ça et de ne pas être ci…

Et croyez-moi, ce n’est pas parce qu’on pratique le yoga tous les jours, qu’on arrête du jour au lendemain les jugements ou qu’on arrête de donner tant de crédibilité à nos croyances limitantes. « Être bien », n’est-ce pas le travail de toute une vie ?

Il y a toujours eu dans ma vie une grande part de hasard. Le Kundalini est arrivé à moi comme ça avec un lot de synchronicités et ce fut pareil pour la formation. Faire la formation pour devenir professeur m’a paru être une évidence et tout s’est mis en place rapidement, comme par magie. Je ne sais pas ce que l’Univers me réserve à l’avenir. J’ai l’impression de me réinventer sans cesse. Tout ce que je sais, aujourd’hui, c’est que j’ai des outils en main pour créer ma propre réalité, cultiver l’amour de soi… et surtout être authentique et respectueuse envers moi-même. Me dire dans les moments tristes que tout est expérience et d’accepter l’inacceptable. Me pardonner mes erreurs et mes manques. Ne pas chercher à combler les vides. Vivre à 100 à l’heure, même dans les erreurs. Être sur le chemin de sa vérité (Sat Nam). Et puis AIMER, car à la fin de la route, ce qui comptera le plus c’est l’amour qu’on aura donné, les sourires échangés et les joies partagées…

Partager ma passion…

Quand j’ai commencé ma formation, je n’étais pas certaine de vouloir devenir professeur de Kundalini. Je le faisais d’abord pour moi. Puis on m’a demandé spontanément de donner des cours et quand le deuxième confinement est arrivé, cela m’a paru plus qu’évident. Les retours sont tout simplement merveilleux et c’est un honneur tous les jours de pouvoir donner des outils aux autres pour mieux gérer ce que nous vivons.

Mes formations :

  • Formation de Professeur de Kundalini Yoga level 1 & 2 – Ecole Internationale Amrit Nam Sarovar – mentor Karta Singh – professeurs: Caroline Benezet, Lili Barbery, Prabhu Singh, Romulo Pelliza, …
  • Stages avec Caroline Benezet

Recevoir la
newsletter